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Première édition

59,4 x 84,1 cm
Poster recto verso
14 images  
Direction éditoriale : Caroline de greef
Graphisme : EYD
Septembre 2023
ISBN 978-2-490740-09-3




IETTA#1
Soda Salicornia
Ilanit Illouz en résidence à la galerie Hasy

Lors de sa résidence à la Galerie Hasy, Ilanit Illouz base sa recherche plastique sur les marais salants, terrains fertiles d’experimentation, et dresse un portrait poétique et sensible du littoral.

IETTA est une collection de posters conçue par les éditions Eyd qui traite du témoignage d’un lieu, d’un moment, d’une oeuvre ou d’un esprit, présent ou passé selon une volonté d’attention au monde sensible. IETTA est un prétexte pour créer à partir d’une tradition culturelle artisanale une nouvelle pratique éditoriale vivement exigeante sur l’image et le sens.

Sous la forme PAPIER c’est une affiche A1 pliée au format A4, sur le WEB c’est une source d’informations et de surprises supplémentaires. Graphique, iconographique, typographique, oral ou en mouvement, son contenu se veut possiblement multiple.

Lancement le 30 septembre à la galerie HASY et le 1er octobre au BAL lors du salon Rolling Paper #5.





IN EXTENSO

La Galerie Hasy

HASY s’engage depuis son ouverture à accompagner et défendre par des expositions personnelles ou collectives, des artistes français et internationaux.
Sa situation géographique en presqu’île de Guérande  participe à la diffusion culturelle en région auprès d’un public le plus large possible.
Elle reçoit le soutien et l’accompagnement du Ministère de la culture, de la DRAC des Pays de la Loire, de la Région des Pays de la Loire, du Département de la Loire-Atlantique et de la ville du Pouliguen.
Depuis juin 2020, HASY a investi un atelier à St Nazaire en plus de la galerie au Pouliguen.
HASY, avec la galerie et l’atelier, se veut comme un pont culturel entre Saint Nazaire et la presqu’île de Guérande, vecteur de rencontres et d’échanges.







" Maintenant c'est la douceur qui reprend, le boulevard pareil à un marais salant sous les enseignes lumineuses. "

Poisson soluble (1924)
André Breton







Macéron smyrnium olusatrum 






Ilanit Illouz

Les œuvres d’Ilanit Illouz se glissent aux interstices de la matérialité photographique pour sonder des territoires en latence. Elles prennent racine dans la mémoire du corps face à des lieux modelés par l’Histoire, et qui façonnent, à leur tour, des trajectoires intimes et personnelles.

C’est notamment au croisement d’enjeux sociétaux et de sa propre histoire familiale, faite de migrations et d’identités multiples, que l’artiste tisse la trame de fond de ses recherches. Du quartier de la Cayolle à Marseille au Désert de Judée, en passant par le Musée de Minéralogie de l’école des Mines à Paris, elle mène des enquêtes de terrain à travers une approche qui se veut à la fois sensible et documentaire. Pour ce faire, elle applique des protocoles de marche et d’exploration qui l’amènent à arpenter des sites, préalablement ciblés, à la recherche de possibles indices poétiques. L’objectif photographique lui sert alors d’outil cartographique tandis que ses mains auscultent et prélèvent des fragments de paysage. De retour à l’atelier, les traces et images rapportées de ses incursions sont ensuite remaniées, ré-agencées, confrontées à de nouvelles observations et mises en situation, sculptant ainsi le souvenir comme une matière à part entière, vivante et évolutive.

La série Les Dolines, réalisée entre 2016 et 2021, s’inscrit dans ce processus à la temporalité dilatée, où la phénoménologie de l’expérience rythme l’apparition progressive d’images. Alors que l’artiste mène l’enquête sur le camp de migrants du Grand Arena (1944-1966) à Marseille, ses investigations l’amènent, par ricochets, à s’intéresser au Désert de Judée où résidait une ancienne migrante passée par le camp. Elle découvre alors cette zone géographique si particulière, située à la frontière entre Israël et la Cisjordanie, où le fleuve Jourdain se jette dans la Mer Morte. Elle se confronte à la catastrophe écologique qui s’y produit depuis plusieurs décennies : la surexploitation du fleuve par les États frontaliers provoque un assèchement irréversible et une altération profonde des sols. L’eau très salée de la Mer Morte ne cesse de reculer, laissant derrière elle une terre gorgée de sel qui, infiltrée par l’eau douce au moment des pluies, conduit à son propre effondrement. De larges cratères apparaissent et creusent ces fonds marins asséchés, tristes symptômes de ce phénomène que les géologues appellent “doline”.
Licia Demuro

L’exposition

L’exposition post-résidence se tiendra à la galerie HASY à partir du 30 septembre.




Les marais salants


A Guérande, la mer arrive dans les marais par marée haute grâce à un couloir appelé le Traict situé entre Batz-sur Mer et le Croisic, il alimente plus de 2000 hectares de Marais par le concours d’étiers, et chenaux ramifiés utilisant la gravitation et des systèmes d’ouverture et de fermetures.

L’eau est ensuite distribuée dans les vasières, réserves d’eau qui peuvent alimenter plusieurs salines, à ce stade l’eau contient déjà environ 50 grammes de sel par litre.
Le principe de la production de sel marin en marais salants repose sur un processus de concentration en sel de l’eau de mer par évaporation naturelle jusqu’au seuil de cristallisation.



" Marais salants
Fontaines de sang
La chair est douce, mais elle ment
Dans ta moiteur
Tes nuits étoilées
Crépitent les feux de forêts"


Jean Louis Murat








© EYD
2024

_ Exhibition fro 14 mai to 15 juin 2024 Sel noir d’Ilanit Illouz à la galerie Anne-Laure Buffard

_ Upcoming!

Artists in their studios by Tea Sirbiladze 
Kootenays
by Thomas Gauthier